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Communiqué de presse : conseil à l'installation

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La Chambre d’agriculture de Haute-Corse tient à réagir à la réponse du représentant de l’Exécutif de Corse à une conseillère territoriale au sujet du transfert de la compétence du conseil à l’installation, actuellement réalisé par les Chambres d’agriculture, vers l’ODARC.


Pour rappel le jeune candidat au bénéfice d’un parcours à l’installation aidé dans l’agriculture, doit remplir des critères établis par la Loi.

En effet, le jeune dans son parcours à l’installation aidé doit prouver sa maitrise du foncier, sa maitrise professionnelle et financière et enfin, sa capacité à accéder à un
marché.

Si le jeune futur agriculteur connait, particulièrement en Corse, des difficultés pour répondre à ces attentes légales, cela traduit une absence de politique agricole efficace sur la résolution de ces problèmes récurrents de maitrise foncière, financière et du marché.

En aucun cas, les Chambres d’agriculture ne peuvent être tenues pour responsable de l’absence de cette politique agricole efficace et d’un parcours à l’installation qui devient donc « un parcours du combattant », pour justifier légalement ces différentes maitrises.

Par ailleurs depuis plus de 20 ans, l’installation aidée en agriculture est accompagnée par les acteurs qui seront plus tard justement essentiels à la vie de l’exploitation
agricole.
On retrouve notamment :

  • Pour l’accueil : le Syndicat Jeunes Agriculteurs (Point Accueil Installation)
  • Pour le conseil technique : les Chambres d’agriculture
  • Pour l’instruction du dossier : l’ODARC (Office de Développement Agricole de Corse)
  • La décision finale est la compétence de la DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Forêt)
  • En le contrôle de légalité du système est sous la responsabilité du SGAC

 

Bien que l’agriculteur ne rencontre que les deux premiers organismes, son dossier sera lui visualisé par tous les intervenants ci-dessus.

Sous prétexte de simplification, la proposition de l’ODARC consiste ni plus ni moins qu’à supprimer les Chambres d’agriculture du dispositif de l’installation, privant ainsi
l’agriculteur du conseil technique, que celui ne peut pourtant trouver que dans les Chambres d’agriculture.

Notre proposition pour à la fois simplifier le dispositif et le rendre plus responsable, est de donner la décision finale, c’est-à-dire l’acceptation du dossier ou non à l’ODARC et seulement à lui, tout en laissant bien sur le contrôle de légalité du dossier à l’Etat.

Notre proposition est aussi que les pouvoirs publics, décideurs et financeurs c’est-àdire l’ODARC et l’Etat, mettent en place après concertation avec les représentants du monde agricole une véritable politique vraiment efficace de développement de l’agriculture en Corse.

Ces propositions font partie intégrante de la concertation que tout le monde s’est engagé à avoir pour la constitution de la future Chambre unique d’agriculture en Corse.